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- "Non, laissez-le en vie! Je suis son père et n'ayez crainte, je veillerai à son éducation".
Le père donna à son fils le nom Anjusaka qui signifie "absence d'agresssivité" afin de l'inciter à demeurer inoffensif chaque fois qu'il entendrait son nom, car les mauvais présages prédisaient l'inverse. Quand Anjusaka devint un jeune homme son père l'envoya auprès d'un professeur réputé, dans une grande université peuplée de nombreux étudiants où il devint rapidement le plus brillant, le plus obéissant et le plus instruit des élèves. Pour éviter que son fils commette aucune mauvaise action, le père ne lui donna pas d'argent, l'obligeant à être le serviteur de son professeur et ainsi à demeurer toujours auprès de son maître. En s'occupant ainsi de lui il ne développerait point d'orgeuil. Il prit donc soin de son maître et de l'épouse de ce dernier. Comme il était le meilleur dans toutes les matières, les autres étudiants étaient jaloux de lui; de ce fait ils inventèrent des critiques sans aucun fondement dont ils allèrent faire part au professeur, afin qu'il n'appréciât plus du tout son élève préféré.
- "Maitre! Votre élève Anjusaka fait des mauvaises choses avec votre épouse en votre absence ." La première fois qu'il entendit cela le professeur n'en crut pas un mot! Quand de plus en plus d'autres étudiants, après s'être concertés entre eux, lui dénoncèrent les mêmes méfaits, il devint alors hostile. Il commença par avoir quelques doutes , et il finit par ne plus du tout apprécier son meilleur étudiant, au point de vouloir le tuer. il pensa toutefois:
- "Je ne peux pas le tuer, il est le plus brillant de mes étudiants. Si je le tuais, cela risquerait de ternir ma réputation, et le roi me mettrait en prison. Je vais donc tâcher de le faire disparaître autrement!".
Un jour le maître convoqua son élève.
- "Anjusaka! Tu es très intelligent. Tu apprends vite et pour cette raison je vais t'enseigner des connaissances spéciales ignorées de tout le monde. Pour pouvoir recevoir cet enseignement, en retour tu devras répondre à mon exigence".


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"Oh oui, maître ! enseignez-moi ce que personne ne sait! Pour cela, que dois-je faire, maître? ".
- "Je te transmettrai ces connaissances à la condition que tu me rapportes mille doigts humains! Mille indexs de la main droite! ".
Après avoir respectueusement salué son professeur le jeune Anjusaka partit en forêt armé d'un sabre, déterminé à exécuter mille personnes et leur couper le doigt. C'était à contre-coeur qu'il partait ainsi à la recherche de mille doigts, mais comme il avait une immense soif de connaissance il était prêt à tout pour bénéficier de ces enseignements. Malgré qu'il fût doté d'une grande intelligence il agissait sans réfléchir. Ainsi il tua au fil de son sabre toutes les personnes qu'il croisait sur son chemin et trancha leur index. Au début il entreposait la lugubre récolte dans une cachette en forêt, mais très vite il se rendit compte que les animaux sauvages mangeaient les doigts qui disparaissaient au fur et à mesure qu'il les entreposait. Conscient de sa maladresse après avoir tué de nombreuses personnes pour rien car sans avoir pu conserver leurs doigts, il les conserva ensuite autour de son coup comme un chapelet lugubre. Dès lors, quand les gens virent le collier lugubre ils l'appelèrent Angulimalla, ce qui signifie "guirlande de doigts". Comme plus personne n'osait s'aventurer dans la forêt, il entrait dans les villages la nuit et tuait les habitants dans leur sommeil. Parfois des villageois s'armaient et se regroupaient pour tenter de le tuer. Mais il était tellement fort, agile et rapide qu'il parvenait toujours à s'enfuir. Les gens furent nombreux à se plaindre au roi .
- " Attrapez-le, et tuez cet assassin qui ravage nos villages" - "Je vais envoyer mon armée demain , ils l'attraperont et le tueront".
Quand le père d'Angulimalla sut que le roi allait envoyer les soldats pour tuer son fils, il l'annonça à son épouse.
"Oh! Mon fils! Je ne veux pas qu'il soit tué! ". La mère du tueur partit dans la forêt à la recherche de son fils pour tenter de le sauver.


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Le lendemain matin lorsque Angulimalla compta sa lugubre récolte de doigts deja coupés, il y en avait neuf cent quatre-vingt dix-neuf! Il lui fallait donc tuer une dernière personne pour arriver aux mille doigts et ainsi atteindre le compte voulu. Pressé d'en finir il prit une ferme résolution: "La première personne que j'aperçois aujourd'hui, je la tue".
Peut après il vit sa mère qui lui cria en pleurant :
"Eh! mon fils, faites attention à votre vie, le roi a envoyé son armée pour vous tuez".
Prêt à tuer n'importe qui pour obtenir son dernier doigt - le sabre en avant, sa lame tranchante étincelant d'éclairs de lumière et tachée du sang de ses victimes précédentes - le regard déterminé - Angulimalla courut vers sa mère sans écouter ce qu'elle lui disait. La mère portant ses bras devant son visage comme pour se protéger, Angulimalla leva la lame au ciel.
À cet instant précis Bouddha s'interposa entre Angulimalla et la mère de celui-ci.
Le matin même, alors que Bouddha dans son omniscience scrutait de son regard supranormal tout l'univers dans les dix directions en même temps, comme il avait coutume de le faire chaque matin, il vit Angulimalla sur le point de se faire attraper et tuer par l'armée royale; il vit également que la mère était sur le point de se faire tuer par son propre fils. Pris de compassion à leur égard, Bouddha décida d'intervenir afin d'éviter ce drame. Avant qu'il parte les villageois s'écrièrent et avertirent le bouddha du danger: "Seigneur Bouddha! S'il vous plaît n'allez pas vers Angulimalla, il est beaucoup trop dangereux ". Sans écouter les conseils des villageois Bouddha volant comme un oiseau s'en alla par les airs sauver la mère du coupeur de doigts, et Angulimalla lui-même. Bouddha savait que malgré son coupable égarement Angulimalla avait un potentiel karmique vertueux, qu'il avait accumulé depuis de nombreuses existences, et qu'il ne fallait pas grand chose pour faire d'Angulimalla un Arath!
Alors donc Angulimalla chargeait sa propre mère avec une rage à faire dresser les cheveux sur la tête d'effroi, brandissant la lame tranchante, brillante et tachée du sang des victimes précédentes. À l'instant précis où la mère portait ses deux bras croisés devant son visage comme pour se protéger le Bouddha s'interposa entre Angulimalla et sa mère. Par les pouvoirs surnaturels du Bouddha le sabre d'Agulimalla lui échappa des mains. Ainsi lorsque Angulimalla vit le bouddha il pensa: "Autant tuer cet étranger, cela m'évitera de tuer ma propre mère! "
Ayant récupéré son sabre il se précipita vers Bouddha. Celui-ci, agile, filait à grande vitesse sans aucun effort, glissant paisiblement sur l'air: de droite à gauche puis de gauche à droite , puis en haut à la cime des arbres, allant de branche en branche comme un oiseau planeur. Plus Angulimalla courait vite plus Bouddha s'éloignait de lui. Essoufflé, et agacé de ne pas pouvoir le rattraper afin de lui couper le doigt il cria:
- "Arrêtez-vous! Arrêtez-vous!"
- "Je suis arrêté, moi; c'est vous qui courez encore".



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