<Retour-boudhatour>


Quand il vînt informer de cet incident le bouddha, ce dernier lui expliqua:
"Cela est tout à fait normal: c'est le résultat le karma des mauvais actes, que vous avez engendré par tous les crimes que vous avez commis. Pour apaiser la haine, justifiée, que les gens vous portent je vais vous enseigner et vous transmettre le pouvoir de donner la vie, que vous utiliserez avec des femmes stériles. Vous imposerez vos mains sur leur ventre et vous réciterez la formule que je vais vous donner. Depuis que vous êtes devenu moine et parvenu à l'état d'Arath vous ne tuez plus personne. Autant que cela est vrai, puissiez-vous donnez la vie à de nombreux enfants ".
Ainsi chaque fois qu'il rencontrait des femmes stériles il leur récitait la formule et leur imposait les mains; elles obtenaient alors facilement des enfants. Ainsi le paradoxe: après avoir supprimé des vies, il contribuait à favoriser des naissances. Peu à peu les gens se mirent à considérer le vénérable Angulimalla et à le respecter pour ce qu'il était devenu, oubliant totalement ses méfaits passés.

Pendant de très nombreuses années encore le bouddha enseigna à travers toutes les Indes, particulièrement aux abords du Gange. Depuis son illumination à Bodhgaya, à l'âge de 35 ans, il s'est retiré chaque année dans un de ses nombreux monastères pendant les trois mois de la saison des pluies.
Bouddha approche maintenant du grand âge: il entame sa quarante-cinquième saison des pluies avec sa quatre-vingtième année. En vue d'effectuer sa quarante-cinquième retraite, Bouddha se rendit près du village situé entre Vesali et Rajagaha; beaucoup de moines y accompagnèrent le bienheureux. Mais le village était trop petit pour permettre à ses habitants d'offrir en suffisance la nourriture pour tous. Bouddha envoya à Vesali la plupart des disciples qui l'avaient suivi. Dès le début de sa retraite Bouddha commença à souffrir du grand âge; bien qu'il sut que sa propre fin était proche, il n'en parla à personne pour le moment. Bouddha entra alors en méditation vipassana calme mental et concentration associant clarté et lucidité sans objet dans la paix et le calme mental. Grâce à quoi il put rapidement s'absorber dans le nirvana paix illimitée procurée par la cessation des phénomènes physiques et mentaux. L'expérimentation de cet état a la vertu de régénérer et de neutraliser les maladies; cela permit au bienheureux de recouvrer considerablement ses forces et de retrouver une "seconde jeunesse". Mais si les séquelles physiques sont épargnées grâce à cette technique méditative, néanmoins celles qu'il avait gardées de ses austérités extrêmes à Suzata ont persisté, et même empiré compte tenu de son âge avancé (79 ans).


Après la retraite de trois mois le bouddha se rendit à Vesali en longeant les rives du Gange. En arrivant à Vesali il collecta son repas de maison en maison avant de le consommer. Ensuite il se rendit à l'est de la ville en compagnie de ses disciples. A son arrivée il vit le vénérable Ananda, qui s'adressa ainsi à Bouddha:
"Bouddha! Vesali est un lieu saint où il est agréable de vivre. Excellent est également ce monastère, un bon endroit car ici les araths ont pu développer les moyens habiles que sont: la volonté juste; l'effort juste; le contentement;la sagesse - associés aux sept facteurs d'éveil: l'attention;l'investigation; la discipline; la joie; la paix; la concentration et l'équanimité! S'ils ont le souhait de vivre jusqu'à un âge avancé ou même plus, ils le peuvent: ce lieu s'avère très propice! Je fais partie de ces Araths qui ont développé tous les facteurs de vertu favorables à la réalisation de soi; ainsi si je demeurais ici je pourrais espérer vivre centenaire, voire plus."
Bien qu'Ananda répétât trois fois de suite ces propos, le vénérable Bouddha demeura silencieux au terme des trois consécutives répétitions de ces paroles qui étaient destinées à recevoir de sa part une incitation à vivre longtemps!
"Ô noble Bouddha restez ici ! Vivez à Vesali afin de bénéficier de la plus longue existence possible et pouvoir ainsi enseigner longtemps le Dharma [ enseignement religieux aux êtres ] encore si nombreux à errer dans l'univers!". Quoiqu'Ananda restât silencieux, cette phrase était cependant exactement ce qu'il voulait dire au Bienheureux, pour qui il avait tant d'amour et de dévotion. Toutefois le démon Marra qui ne souhaitait que la disparition de Bouddha l'empêcha de la prononcer: il réduisit sa main et l'introduisit dans la bouche d'Ananda jusqu'à pouvoir attraper ses cordes vocales qu'il serra entre ses doigts, lui interdisant ainsi toute parole.

Ne voyant pas Marra, Ananda demeurait incapable de parler mais sans comprendre ce qui lui arrivait.
Constatant le silence de son disciple Bouddha partit s'asseoir sous un arbre non loin du monastère. Il envoya le vénérable Ananda lui chercher de l'eau pour étancher sa soif. Entre temps Marra arriva vers le Bouddha et le pria de mettre un terme à sa vie:
- "Gautama Shidarta n'attendez pas ! Eteignez-vous tranquillement, entrez dans le parinirvana l'extinction des agrègas . Je vous avais déjà proposé cela par le passé".
Il se mit à rire entre ses dents, démêlant ses longs cheveux ébouriffés avec ses ongles crochus et ressemblant ainsi étrangement au Satan de l'imagerie chrétienne.
- "Marra, je vous avais déjà répondu que je n'entrerais pas en parinirvana tant qu'il n'y aurait pas suffisamment d'Araths et d'êtres capables d'enseigner le dharma. Aujourd'hui la continuité du dharma est assurée; vous pouvez donc tranquillement prendre votre repos: je vais bientôt passer en parinirvana. Dans trois mois je m'éteindrai en Parinirvana". Comme il venait de fixer le moment de sa disparition en parinirvana, la terre se mit à trembler, le ciel s'assombrit comme juste avant un orage, le vent cessa de souffler et le chant des oiseaux cessa également à ce moment précis. Losque le vénérable Ananda sentit ce tremblement de terre, les cordes vocales libérées il vînt demander à Bouddha:
- "Pourquoi la terre a-t-elle tremblé?"
- " Ananda ! Il y a dix raisons pour que la terre tremble.
1. L'eau souterraine entre en contact avec le feu.
2. L'ébullition crée des mouvements et des vapeurs à haute pression.
3. L'eau se met en mouvement sous les plaques terrestres.
4. La terre tremble. 5. Quand un bouddha omniscient parvient dans sa dernière incarnation: au moment de sa conception la terre tremble.
5. Au moment de la naissance d'un bouddha la terre tremble.
6. Quand un bouddha délivre son premier enseignement, la terre tremble.
9. Quand un bouddha annonce qu'il va entrer en parinirvana, la terre tremble.
10. Quand un bouddha entre en parinirvana la terre tremble."
Le vénérable Ananda pria le bouddha de ne pas entrer en parinirvana et de vivre le plus longtemps possible. Mais le bouddha demeura silencieux, puis il se leva et dit: "Allons à Vesali dans mon monastère".
Lorsqu'ils furent arrivés à Vesali le bouddha demanda à Ananda de réunir tous les moines. Quand tous furent groupés, Bouddha s'adressa à eux:
"Ô moines ! J'ai achevé d'enseigner le dharma. Entraînez-vous diligimment sans relâcher vos efforts; étudiez les enseignements, pratiquez-les, puis enseignez-les aux autres. Aussi longtemps que vous ferez ainsi je serai parmi vous; ainsi vous honorerez ma mémoire, dans peu de temps je passerai en parinirvana".


En entendant ces mots les moines furent très peinés.

La nouvelle ne tarda pas à se répandre dans toute la région. Lorsqu'ils apprirent cette nouvelle tous les moine vinrent auprès du bienheureux afin de le servir encore avant qu'il ne disparaisse à tout jamais. A l'exception d'un seul moine: le vénérable Dhamma Rama. Comme il ne s'était pas rendu auprès de Bouddha, les autres moines le soupçonnèrent de ne pas être dévoué envers le Bouddha. Quand ils en informèrent le bienheureux, celui-ci en connaissait la raison. Cependant tout en gardant le silence il fit appeler Dhamma pour qu'il s'expliquât lui-même auprès de la communauté des moines soupçonneux. Quand il arriva le Bouddha lui enjoignit de prendre la parole pour expliquer son absence:
"Ô vénérable confrérie qui êtes réunie ici, laissez-moi vous expliquer mon absence ! Puisque notre noble Bouddha disparaîtra dans trois mois, j'ai pensé que la meilleure façon de rendre hommage a l'omniscient Bouddha était de réaliser le stade d'Arath avant que Sa Sainteté passe dans le parinivana ". Bouddha ajouta:
"Excellent! Excellent, disciple Rama. Celui qui respecte mon enseignement doit suivre l'exemple du vénérable Dhamma Rama. Ceux qui m'honorent le mieux sont ceux qui mettent en pratique mon enseignement".
Trois mois plus tard Bouddha alla collecter son repas accompagné du vénérable Ananda. Le repas achevé, Bouddha et ses moines se mirent en route pour un long voyage à pied; tout au long du trajet Bouddha délivra de nombreux enseignements à ses disciples, moines et laïcs. Dans leur périple, partis de Rajagaha et après être passés par le village de Bashu, Bouddha et ses disciples parvinrent dans la ville de Pava où ils rencontrèrent le fils d'un riche joaillier, joaillier lui-même, nommé Gunda. Celui-ci convia le Bouddha et sa suite à s'installer dans son jardin de manguiers avant de poursuivre leur voyage. Gunda invita le Bouddha et sa suite à prendre le repas. Il prépara plusieurs plats dont de la viande de porc.

Au moment de la cuisson les dieux insérèrent de la nourriture de dieux avec le porc à l'intention de Bouddha: les dieux savaient que c'était son dernier repas. Au moment de servir le repas Bouddha interpella le joaillier :
- "Gunda! Ne donnez pas de viande aux moines, contentez-vous de n'en donnez qu'à moi, ne nourrissez personne avec cette viande; même les restes, détruisez-les et jetez-les dans le Gange! "
- "Pourquoi cela, Seigneur? "
- "En dehors de moi personne ne supportera la digestion de cette viande, à l'exception d'un bouddha: la nourriture des dieux ne convient pas du tout aux humains! ". Gunda fit donc ce que Bouddha lui recommandait. A la fin du repas ils retournèrent tous se reposer. Une fois que Bouddha eût appelé la communauté des moines autour de lui, il poursuivit son voyage; péniblement, à cause des douleurs qui le tenaillaient depuis quelques mois et qui commençaient à se faire très vives.
Arrivé après avoir parcouru un long trajet à la ville de Kushinagar, le Bouddha ordonna une halte. Indiquant un arbre il annonça: "Je suis fatigué. Installez ma robe en double sous cet arbre, je vais me reposer". Quand Bouddha se fut allongé, il pria Ananda d'aller lui chercher de l'eau du Gange. Comme le grand fleuve venait d'être traversé par un grand convoi de chars et de bêtes, l'eau troublée par la saleté était remuée au point d'être impropre à la consommation. Le vénérable Ananda revint vers Bouddha en déclarant que l'eau était sale et imbuvable. Mais le Bouddha insista en disant:
"Cela ne fait rien. Allez me chercher de l'eau du Gange! ". Le vénérable Ananda insista, mais Bouddha lui répéta trois fois d'aller chercher l'eau du Gange. Si bien qu'il s'empara du bol de son maitre et se résigna à puiser dans le fleuve à l'eau infâme. Au moment même où l'eau impure pénétrait dans le bol, elle devint parfaitement pure et limpide comme si l'ouverture du bol formait un filtre, au grand étonnement du vénérable Ananda.
"Oh! C'est extraordinaire, c'est miraculeux! Le seigneur Bouddha est vraiment un saint avec de grands pouvoirs!". Heureux de ce phénomène prodigieux, il apporta à son maître l'eau pure avec laquelle il put se désaltérer. Puis Bouddha dit en confidence à Ananda :
" Ananda! Demain j'entrerai en parinirvana dans la ville de Kushinarama".
Lorsqu'ils arrivèrent à Kushinarama ils pénétrérent dans le parc du gouverneur Maîla. Comme le bienheureux apercevait un lit d'or orné de pierres précieuses, il demanda à son fidèle serviteur Ananda de l'installer entre deux saules, la tête vers le nord.



Ensuite Bouddha s'allongea sur le côté droit; alors tous les saules du jardin se couvrirent instantanément de fleurs, laissant tomber une multitude de pétales comme de la neige. Des fleurs s'ouvraient de partout, malgré la saison qui ne s'y prêtait pas. Et aussi les dieux, le roi des dieux et le dieu des dieux Brahma envoyèrent des fleurs géantes qui tombèrent délicatement du ciel, avant d'aller joncher le sol du jardin tout autour du bienheureux qui venait de se coucher pour la dernière fois.
Ainsi tous rendaient un hommage resplendissant au bouddha avec des fleurs d'une remarquable beauté, dont le parfum merveilleux embaumait toute la ville. Le bouddha expliqua à son noble serviteur Ananda :
"Ananda! Ce que vous voyez là n'est pas encore le véritable hommage qui peut m'être fait.Il y a deux façons de me rendre hommage: de façon matérielle, et de façon spirituelle en pratiquant mes enseignements noblement et en s'efforçant de les pratiquer à chaque instant. Voilà le véritable hommage qu'on peut me rendre! ".
Aussi, bien que plongé dans une grande tristesse tout le monde eut la joie de rendre hommage au bouddha. Ensuite le bienheureux entra dans la tranquillité en soi en fermant les yeux, son esprit unissant la clarté et la lucidité sans objet de référence . A cet instant le vénérable Ananda voulut pleurer , il songea:


<chapitre 8>

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