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Ensuite ils furent tous jetés en prison!
Après cette affaire les gens se mirent à vénérer Bouddha plus encore qu'avant: les donateurs venaient de toutes les directions. Quelque temps plus tard le peu de titthis libres restant cherchait à se venger du bouddha, souhaitant une fois de plus détruire la réputation de Bouddha car ils avaient soif de vengeance et de plus étaient très jaloux de Bouddha et de sa communauté. Ils ne supportaient pas de voir les gens avoir une grande vénération pour le bouddha et voulaient que les gens viennent à eux pour leur faire de nombreuses offrandes. Pour parvenir à leurs fins ils ont demandé à l'une des rares disciples qui les admiraient, une jeune femme nommée Sitamana, de leur rendre service. Ce qu'elle accepta sans aucune hésitation. Après avoir attaché des morceaux de bois sous ses vêtements pour laisser croire qu'elle était enceinte, elle se rendit au monastère de Bouddha un jour de grande affluence. Lorsque Sitamana entra dans la grande salle où une foule d'auditeurs écoutaient attentivement la parole du bouddha , elle s'écria devant tout le monde, pointant Bouddha d'un doigt accusateur: "Regardez! Ce bouddha que vous admirez tant, il a beau jeu de donner des enseignements qu'il ne met pas lui-même en pratique. Il a couché avec moi et m'a mise enceinte! Regardez mon ventre: il est gonflé de la non vertu de votre bouddha! N'est-ce pas honteux?". En voyant cela le roi des dieux Sakka, protecteur et ami du bouddha, dépêcha quatre autres dieux pour aller enquêter. Arrivés auprès de Sitamana, ils virent grâce à leurs pouvoirs surnaturels qu'il n'y avait que du bois au lieu d'un bébé! Ils firent apparaître grâce à leur pouvoir des souris sur le bois dissimulé sous les vêtements de la jeune femme, bois qu'elles ne tardèrent pas à ronger à pleines dents. Rapidement, tout le bois tomba au sol, laissant alors apparaître un ventre plat comme une planche sous les yeux stupéfaits des nombreuses personnes présentes. Constatant la supercherie, scandalisés par l'acte de la jeune femme, les gens la battirent. Pour échapper aux coups qui pleuvaient sur sa tête elle s'enfuit à grandes enjambées. Parvenue à la sortie de l'enceinte du monastère, elle fut absorbée par la terre qui s'ouvrit sous elle et tomba directement dans le plus douloureux des enfers.

Parvenu à la fin de sa quatrième saison des moussons (4 années) dans ce monastère et après avoir envoyé les moines enseigner à travers le pays, Bouddha quitta son monastère pour se rendre à Vesali. Le roi Lichavi, heureux de recevoir le bouddha sur ses terres, fit construire pour Bouddha un monastère à l'ouest de Vesali. Lorsque la construction fut achevée le roi s'approcha respectueusement du bouddha.


- "Ô noble Bouddha! Veuillez accepter ce monastère et y demeurer durant la prochaine saison des pluies ". Comme le bienheureux accepta par son coutumier silence, le roi ravi de cette bénédiction partagea sa joie avec tous les habitants du royaume. Un mois plus tard le roi Sudoddhana père du bouddha tomba gravement malade. Craignant de disparaître sans avoir revu son noble fils Bouddha il envoya un messager pour l'inviter à son palais. Le roi tenait à lui rendre hommage encore une fois, et peut-être la dernière. Laissant quelques moines au monastère et accompagné de cinq cents autres le bienheureux se mit en route immédiatement pour Kapilavasdu où son père le roi Sudoddhana l'attendait. Quand il arriva à la capitale il put ainsi délivrer de nombreux enseignements à son père. Le troisième jour qui suivit l'arrivée de Bouddha à Kapilavasdu, le roi succomba à sa maladie, en parvenant grâce aux enseignements donnés par son fils au stade d'Arath totalement libéré de l'ignorance.
Son corps fut incinéré lors d'une grande cérémonie avec tout le protocole dû à son rang, après quoi Bouddha retourna dans son monastère aux abords de la capitale de Kapilavasdu.
En ce temps-là dans le royaume de Savatti vivait le roi Pesenadi. L'un de ses conseillers était un brahmane, religieux hindou nommé Antaka, dont la femme Mantani donna naissance à un fils qui allait devenir Angulimala. Au terme de dix mois de grossesse il naquit durant une nuit où tous les couteaux du royaume se mirent à scintiller. Son père doué en astrologie fut surpris de cet étrange présage. Il consulta les étoiles et augura que son fils allait devenir un brigand . Il s'écria alors: "Bon sang! Cet enfant deviendra un assassin tueur en série!".
Le lendemain matin, il alla mettre le roi au courant :
"Majesté! J'ai eu un fils cette nuit. Hélas! les signes sont de très mauvais augure! Il deviendra un assassin!"
- "Justement cette nuit j'ai vu tous les couteaux scintiller! Que cela signifie-t-il? Serais-je en danger?"
- "Non. Cela n'est qu'un signe marquant la naissance de mon fils"
- "Pour éviter tout danger futur, je le ferai exécuter!"


- "Non, laissez-le en vie! Je suis son père et n'ayez crainte, je veillerai à son éducation".
Le père donna à son fils le nom Anjusaka qui signifie "absence d'agresssivité" afin de l'inciter à demeurer inoffensif chaque fois qu'il entendrait son nom, car les mauvais présages prédisaient l'inverse. Quand Anjusaka devint un jeune homme son père l'envoya auprès d'un professeur réputé, dans une grande université peuplée de nombreux étudiants où il devint rapidement le plus brillant, le plus obéissant et le plus instruit des élèves. Pour éviter que son fils commette aucune mauvaise action, le père ne lui donna pas d'argent, l'obligeant à être le serviteur de son professeur et ainsi à demeurer toujours auprès de son maître. En s'occupant ainsi de lui il ne développerait point d'orgeuil. Il prit donc soin de son maître et de l'épouse de ce dernier. Comme il était le meilleur dans toutes les matières, les autres étudiants étaient jaloux de lui; de ce fait ils inventèrent des critiques sans aucun fondement dont ils allèrent faire part au professeur, afin qu'il n'appréciât plus du tout son élève préféré.
- "Maitre! Votre élève Anjusaka fait des mauvaises choses avec votre épouse en votre absence ." La première fois qu'il entendit cela le professeur n'en crut pas un mot! Quand de plus en plus d'autres étudiants, après s'être concertés entre eux, lui dénoncèrent les mêmes méfaits, il devint alors hostile. Il commença par avoir quelques doutes , et il finit par ne plus du tout apprécier son meilleur étudiant, au point de vouloir le tuer. il pensa toutefois:
- "Je ne peux pas le tuer, il est le plus brillant de mes étudiants. Si je le tuais, cela risquerait de ternir ma réputation, et le roi me mettrait en prison. Je vais donc tâcher de le faire disparaître autrement!".
Un jour le maître convoqua son élève.
- "Anjusaka! Tu es très intelligent. Tu apprends vite et pour cette raison je vais t'enseigner des connaissances spéciales ignorées de tout le monde. Pour pouvoir recevoir cet enseignement, en retour tu devras répondre à mon exigence".

"Oh oui, maître ! enseignez-moi ce que personne ne sait! Pour cela, que dois-je faire, maître? ".
- "Je te transmettrai ces connaissances à la condition que tu me rapportes mille doigts humains! Mille indexs de la main droite! ".
Après avoir respectueusement salué son professeur le jeune Anjusaka partit en forêt armé d'un sabre, déterminé à exécuter mille personnes et leur couper le doigt. C'était à contre-coeur qu'il partait ainsi à la recherche de mille doigts, mais comme il avait une immense soif de connaissance il était prêt à tout pour bénéficier de ces enseignements. Malgré qu'il fût doté d'une grande intelligence il agissait sans réfléchir. Ainsi il tua au fil de son sabre toutes les personnes qu'il croisait sur son chemin et trancha leur index. Au début il entreposait la lugubre récolte dans une cachette en forêt, mais très vite il se rendit compte que les animaux sauvages mangeaient les doigts qui disparaissaient au fur et à mesure qu'il les entreposait. Conscient de sa maladresse après avoir tué de nombreuses personnes pour rien car sans avoir pu conserver leurs doigts, il les conserva ensuite autour de son coup comme un chapelet lugubre. Dès lors, quand les gens virent le collier lugubre ils l'appelèrent Angulimalla, ce qui signifie "guirlande de doigts". Comme plus personne n'osait s'aventurer dans la forêt, il entrait dans les villages la nuit et tuait les habitants dans leur sommeil. Parfois des villageois s'armaient et se regroupaient pour tenter de le tuer. Mais il était tellement fort, agile et rapide qu'il parvenait toujours à s'enfuir. Les gens furent nombreux à se plaindre au roi .
- " Attrapez-le, et tuez cet assassin qui ravage nos villages" - "Je vais envoyer mon armée demain , ils l'attraperont et le tueront".
Quand le père d'Angulimalla sut que le roi allait envoyer les soldats pour tuer son fils, il l'annonça à son épouse.
"Oh! Mon fils! Je ne veux pas qu'il soit tué! ". La mère du tueur partit dans la forêt à la recherche de son fils pour tenter de le sauver.

Le lendemain matin lorsque Angulimalla compta sa lugubre récolte de doigts deja coupés, il y en avait neuf cent quatre-vingt dix-neuf! Il lui fallait donc tuer une dernière personne pour arriver aux mille doigts et ainsi atteindre le compte voulu. Pressé d'en finir il prit une ferme résolution: "La première personne que j'aperçois aujourd'hui, je la tue".
Peut après il vit sa mère qui lui cria en pleurant :
"Eh! mon fils, faites attention à votre vie, le roi a envoyé son armée pour vous tuez".
Prêt à tuer n'importe qui pour obtenir son dernier doigt - le sabre en avant, sa lame tranchante étincelant d'éclairs de lumière et tachée du sang de ses victimes précédentes - le regard déterminé - Angulimalla courut vers sa mère sans écouter ce qu'elle lui disait. La mère portant ses bras devant son visage comme pour se protéger, Angulimalla leva la lame au ciel.
À cet instant précis Bouddha s'interposa entre Angulimalla et la mère de celui-ci.
Le matin même, alors que Bouddha dans son omniscience scrutait de son regard supranormal tout l'univers dans les dix directions en même temps, comme il avait coutume de le faire chaque matin, il vit Angulimalla sur le point de se faire attraper et tuer par l'armée royale; il vit également que la mère était sur le point de se faire tuer par son propre fils. Pris de compassion à leur égard, Bouddha décida d'intervenir afin d'éviter ce drame. Avant qu'il parte les villageois s'écrièrent et avertirent le bouddha du danger: "Seigneur Bouddha! S'il vous plaît n'allez pas vers Angulimalla, il est beaucoup trop dangereux ". Sans écouter les conseils des villageois Bouddha volant comme un oiseau s'en alla par les airs sauver la mère du coupeur de doigts, et Angulimalla lui-même. Bouddha savait que malgré son coupable égarement Angulimalla avait un potentiel karmique vertueux, qu'il avait accumulé depuis de nombreuses existences, et qu'il ne fallait pas grand chose pour faire d'Angulimalla un Arath!
Alors donc Angulimalla chargeait sa propre mère avec une rage à faire dresser les cheveux sur la tête d'effroi, brandissant la lame tranchante, brillante et tachée du sang des victimes précédentes. À l'instant précis où la mère portait ses deux bras croisés devant son visage comme pour se protéger le Bouddha s'interposa entre Angulimalla et sa mère. Par les pouvoirs surnaturels du Bouddha le sabre d'Agulimalla lui échappa des mains. Ainsi lorsque Angulimalla vit le bouddha il pensa: "Autant tuer cet étranger, cela m'évitera de tuer ma propre mère! "
Ayant récupéré son sabre il se précipita vers Bouddha. Celui-ci, agile, filait à grande vitesse sans aucun effort, glissant paisiblement sur l'air: de droite à gauche puis de gauche à droite , puis en haut à la cime des arbres, allant de branche en branche comme un oiseau planeur. Plus Angulimalla courait vite plus Bouddha s'éloignait de lui. Essoufflé, et agacé de ne pas pouvoir le rattraper afin de lui couper le doigt il cria:
- "Arrêtez-vous! Arrêtez-vous!"
- "Je suis arrêté, moi; c'est vous qui courez encore".


- "Pourquoi dites-vous cela? Ne mentez pas: vous vous éloignez de moi à une vitesse incroyable! "
- "Je parle du samssara; [samssara est le terme sanscrit pour désigner la roue de l'existence. Pourquoi une roue? Parce que les êtres vivants y demeurent dans une perpétuelle et infinie soumission: esclaves de leurs désirs ils y naissent, puis y meurent, puis y renaissent infiniment] je me suis arrêté de courir dans le cycle infernal des renaissances alors que vous, Angulimalla, vous êtes toujours lamentablement en train d'y courir". Angulimalla prit conscience de sa situation grâce aux paroles du Bouddha, qu'il approuva. Soudain alors il réalisa qu'il était en train de s'attirer les pires ennuis à cause d'un professeur fou qui exigeait de lui quelque chose d'insensé! Jetant son sabre au loin il tomba à genoux, regardant ses deux mains et les portant à son visage comme pour cacher sa honte; en pleurant, il se précipita aux pieds du Bouddha et se prosterna. - "Protégez-moi seigneur bagawan. Enseignez-moi la doctrine qui permet de s'arrêter de courir ".
Après que le bouddha lui eut délivré l'enseignement il partit se cacher dans la forêt et mit en pratique ces enseignements et instructions à l'occasion d'une retraite dans la forêt. À l'issue de laquelle, purifié de ses crimes, il réalisa l'état d'Arath totalement libéré des renaissances involontaires. Puis peu de temps après il rejoignit le bouddha dans son monastère et intégra la communauté des moines. Ensuite Angulimalla accompagna le bouddha jusqu'à Savathi, le bouddha eu cette idee de le prendre avec lui afin que chacun sache qu'Angulimalla avait intégré la communauté des moines bouddhistes. Bouddha fit le tour de la ville avec son nouveau disciple Angulimalla paré d'une robe de moine. Dès leur arrivée au monastère du Bouddha, cette nouvelle stupéfiante parvint rapidement aux oreilles du roi. Il vint immédiatement voir le Bouddha, accompagné de mille soldats. En arrivant il se prosterna devant le Bouddha et le mit en garde:
- "Noble Bouddha! Angulimalla est un assassin! Ne recevez pas d'assassin dans votre sainte communauté! "
-"Il n'est plus un assassin, il est un arath! Je lui ai enseigné la vérité: maintenant il est parvenu à se purifier totalement".
Ravi d'apprendre cela le roi se prosterna au pied du Bienheureux et l'affaire fut close. Losque Angulimalla partit collecter sa nourriture comme tous les moines, les gens en le reconnaissant le bombardaient de pierres et lui crachaient dessus. Il rentra au monastère le bol vide et la tête en sang.


<chapitre 7>

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