<Retour-Boudhatour>


Après avoir passé toute la saison d'été à Kapilavasdu, Bouddha souhaita partir dans la région de Nalanda. Après un mois de voyage il arriva à Nalanda. Cette région était divisée en deux clans: les Titthis (ascètes non bouddhistes qui soutiennent des vues erronées sur la permanence des agrégats) et les bouddhistes ( soutenant la vue de l'impermanence de tous les composés, aussi des agrégats!). Quelque temps plus tard, dans le parc Pavarika (Parc des manguiers) un riche banquier propriétaire d'une plantation de mangues près de la ville, après avoir entendu l'enseignement de Bouddha et être devenu son disciple, construisit pour le bouddha, sur sa terre d'exploitation de mangues, un monastère auquel le bouddha donna le nom de Pavarikambavana (qui veut dire le monastère des manguiers). Le bouddha demeura dans ce monastère quelques temps. Heureux de pouvoir narguer la communauté Bouddhiste, un groupe de titthis eut le projet d'organiser un spectacle de démonstration de pouvoir psychique. Pour mener à bien leur projet, les Titthis construisirent un grand abri et ne manquèrent pas d'en avertir la population du royaume.
[Les titthis, très sectaires, ne fréquentaient jamais les bouddhistes et avaient même interdit à leurs enfants de jouer ou parler avec les enfants bouddhistes. Les Titthis voyant la communauté bouddhiste prospérer grâce aux donateurs de plus en plus nombreux, et sachant pertinemment que le bouddha avait interdit l'usage des pouvoirs sans raison justifiée, ils voulurent ainsi ridiculiser les bouddhistes au regard de la population].
Quand le roi Pesenadi prit connaissance du spectacle il se rendit auprès de Bouddha afin de lui faire part de l'événement, avant de lui proposer :
"Noble bagawan [vainqueur] Bouddha, laissez-moi vous construire un grand abri, plus grand que celui des Titthis, afin que vous puissiez rabaisser l'orgueil de ces hérétiques."
- "Ne vous donnez surtout pas cette peine, mon ami! "
- "Votre sainteté, si je ne m'en charge pas qui va le faire à ma place?"
- "Le roi des dieux (deva sakka) le créera pour moi en un éclair!"
- "À quel endroit souhaiteriez-vous l'emplacement où montrer vos pouvoirs psychiques?"
- "Sous un manguier !"
- "Quel jour choisissez-vous pour votre démonstration?"
- "Le jour de la pleine lune du mois de juillet."
- "À quel endroit devront s'installer tous ceux qui souhaitent assister à votre démonstration: vous ne m'avez pas dit où sera construit par le roi des dieux le grand abri?"
- "Ne vous souciez surtout pas de cela: on me verra de n'importe où sur la terre."
Aussitôt sorti de cet entretien le roi Pesenadi s'empressa de dépêcher des messagers dans toutes les directions du royaume afin de prévenir la population de l'extraordinaire événement.
Les messagers criaient : "Avis à la population! Le jour de la pleine lune du mois de juillet! Grand spectacle gratuit du noble et parfait Bouddha et des Titthis! Démonstration publique des pouvoirs surnaturels! Qui sera le plus convainquant? Avis à la population!"



Quand les titthis entendirent que Bouddha effectuerait la démonstration de ses pouvoirs psychiques sous un manguier ils firent couper tous les manguiers. Le matin du jour de la pleine lune de juillet il n'y avait plus un seul manguier dans toute la région, pas même une pousse, hormis dans le jardin du roi que personne n'aurait osé saccager. Faisant sa collecte de nourriture le bienheux arriva au palais du roi; à cette saison il n'y avait plus de mangues depuis longtemps. Toutefois il en subsistait une, dans le jardin du roi, ni plus ni moins. C'était un fruit magnifique, généreux, de taille et mûr pour la consommation . Quand le gardien du jardin le vit il le cueillit pour aller le donner au roi . Néanmoins, aussitôt qu'il aperçut le bouddha avec son bol il se fit le grand plaisir de le lui offrir. Bouddha s'installa à l'extérieur, non loin du jardin royal, pour y prendre son repas. Lorsqu'il eut fini de manger il donna le noyau de la mangue au gardien .
- "Kassa! Plantez ce noyau! "
- "Vénérable seigneur, où voulez-vous que je le plante?"
- "Ici même!"
Une fois le noyau planté, le gardien vint verser de l'eau sur les mains du bienheureux pour qu'il se les lavât. En tombant sur le sol l'eau arrosa le noyau. À ce moment grâce au pouvoir du bouddha le noyaux s'ouvrit et un immense manguier poussa en un instant.
Etonné de l'apparition soudaine du manguier, le gardien alla avertir le roi et tous les gens qu'il croisa. L'arbre portant déjà de nombreux fruits, le gardien les ceuillit pour les offrir à la communauté des moines [sangha]. Le roi ordonna qu'un important déploiement de gardiens se tînt autour de l'arbre pour le protéger des titthis mal intentionnés. Les gens qui voulaient voir l'arbre de près arrivaient en masse. Tout le monde cueillait de délicieuses mangues sur l'arbre, qui aussitôt repoussaient; de sorte que le manguier en était constamment plein. Désagréablement surpris d'apprendre que se dressait un manguier, les titthis tentèrent d'aller le couper. Aussitôt qu'ils parvinrent auprès de l'arbre, les gens qui les avaient en horreur leur lancèrent les noyaux des mangues sur la tête. Apeurés par cette hostilité collective, les titthis s'enfuirent à toutes jambes vers le grand abri qu'ils venaient d'achever pour leur spectacle. Le roi des dieux (deva), amis du bouddha,


donna naissance à un puissant ouragan qui détruisit l'abri des titthis, tout en prenant soin d'épargner les habitations des alentours. Ensuite il déclencha une pluie diluvienne malgré la saison. Désespérés dans les décombres de leur abri, pataugeant dans la boue, les titthis s'enfuirent des lieux. Le chef des titthis se suicida, il reprit naissance dans les enfers pour avoir mis fin à ses jours.
Pour rabaisser l'orgueil des titthis Bouddha déploya pleinement ses pouvoirs. Il fit apparaître une allée de pierres précieuses flottant haut dans les airs. Il s'élança jusqu'au dessus de celle-ci . Ensuite il demeura immobile un instant, flottant dans le vide. Il fit jaillir de grandes flammes de son corps; et de l'eau jaillit de toutes les parties de son corps. Se dédoublant ensuite, il créa un autre lui-même; l'un était assis, l'autre debout. Quand le premier se leva pour marcher, l'autre s'allongea. Les deux se mirent alors à discuter de philosophie, chacun posant à son tour des questions auquelles l'autre répondait, comme s'ils avaient été deux êtres totalement distincts. Tout le monde pouvait les voir clairement quel que soit le lieu où il était.
Quand plus tard la démonstration fut terminée Bouddha ne redescendit pas. Au contraire, il monta de plus en plus haut jusqu'à totalement disparaître dans le ciel. Il partit directement dans le monde des dieux (deva) où il devait passer trois mois. Il s'y assit sur une grande pierre qui flottait dans le vide du ciel des devas, pour y passer les trois mois de la saison des pluies (vessa). Sur terre dans le monde humain, ne le voyant plus reparaître certains se mirent à pleurer .
Beaucoup l'attendaient et s'installaient sur place, le regard fixé sur le ciel, là où le bienheureux avait disparu. Certains demandèrent: "Noble et vénérable moine, où Bouddha a-t-il pu partir?"
- "Il est parti dans la sphère divine nommée devatiussa, le monde des dieux. Il reviendra dans notre monde à la pleine lune marquant la fin de la saison des pluies."
Comme les gens voulurent néanmoins l'attendre, dès cet instant ils s'installèrent tous dans la ville Savatthi, même ceux dont la résidence était loin de la capitale. Sept jours avant la pleine lune de la fin de la saison des pluies, le bouddha apparut en un éclair au vénérable Maha Moggalana qui demanda au bouddha: - "Noble et très vénéré Bouddha! où comptez-vous descendre à la fin de la saison des pluies, le jour de la pleine lune?"
- "Je descendrai à la porte sud de la ville. Les gens souhaitant m'accueillir n'auront qu'à se rendre là-bas."
- "Entendu, vénérable Bouddha. Je transmettrai l'information."
Le jour venu le bouddha s'adressa au roi des dieux : "Puisque mon enseignement est terminé je retourne dans le monde humain!" Le roi des dieux rassembla alors les autres dieux pour escorter le bouddha jusqu'à la porte du sud de la ville Savatthi, dans le monde des humains. Bouddha fit apparaître un escalier fait de matières précieuses: or, argent et pierres précieuses. Le roi des dieux en tête du cortège était accompagné d'autres dieux porteurs d'encens et de musiciens, tambour et cymbale; un dieu tenait au dessus du bouddha une ombrelle qu'il faisait tourner. Du spectacle de cette descente majestueuse il émanait une noblesse et une splendeur sans pareilles. Bouddha avait fait en sorte que chacun des humains puisse tout voir. Par son aura il rayonnait des six nobles couleurs.



Après que le bouddha eut exposé ses pouvoirs au grand jour la plupart des gens développèrent beaucoup d'admiration et de dévotion pour le bouddha et la communauté bouddhiste. L'humiliation et l'impopularité des titthis augmentait de jour en jour. Les titthis qui obtenaient très difficilement leur nourriture et leurs divers besoins se réunirent en secret. "Nos gains sont devenus rares depuis que le moine Gotama Shidarta a pris de la popularité grâce à l'exibition de ses tours de magie, il nous faut briser sa réputation!". Dans la réunion il y avait une ascète titthi nommée Sundari, qui était d'une beauté magnifique. Les autres titthi songèrent qu'il leur serait profitable de faire accuser Bouddha par cette fille. Dans le but de mettre leur plan à éxécution ils sollicitèrent Sundari.
- "Vous êtes une très jolie femme: voulez-vous bien nous aider à entacher la réputation de Bouddha afin qu'il n'obtienne plus de gains?"
- "C'est entendu: je ferai de mon mieux pour vous aider."
Alors que le bouddha demeurait dans son monastère les gens venaient nombreux écouter son enseignement . Le soir, une fois que le bouddha avait fini, tout le monde rentrait chez soi. A ce moment précis, dans le but de croiser ces gens , l'ascète Sudari alla au monastère. Chaque soir, comme les gens étaient surpris de voir une ascète approcher du monastère de Bouddha, ils l'interrogeaient.
- "Où allez-vous ainsi?"
- "Je passe la nuit avec Bouddha dans sa chambre!"
Ayant dit ceci la jeune fille patientait dans un bosquet jusqu'à ce que plus personne ne pût la voir et rentrait chez elle, parmi les titthis. Très tôt le matin elle retournait au monastère de Bouddha; elle en sortait dès que les gens commençaient à circuler, de façon à se montrer le plus possible.


Quelques jours après cet acte d'imposture les titthis payèrent un groupe d'alcooliques pour tuer l'ascète Sundari. " Quand la besogne sera effectuée, jetez son cadavre dans un tas d'ordures situé près du monastère de Bouddha." Lorsque les alcoliques eurent attrapé la jeune fille ils la tuèrent; et comme convenu ils jetèrent son cadavre violé et mutilé tout près du monastère de Bouddha. Les titthis feignirent de ne pas savoir où elle se trouvait; ils allèrent voir le roi pour le mettre au courant de la disparition de l'ascète Sundari. Le roi leur demanda:
- "Où pensez-vous qu'elle puisse être? En auriez-vous une idée?"
- " Nous ne serions pas surpris qu'elle soit au monastère de Bouddha."
- " Dans ce cas faites des recherches à cet endroit! "
Pour n'éveiller aucun soupçon les titthis prirent soin de simuler longuement des personnes cherchant quelque chose dont elles ignorent totalement la localisation. Losqu'ils se rendirent sur le grand tas d'ordures ils feignirent la surprise. Surpris et horrifiés en découvrant son cadavre, ils racontaient à toutes les personnes qu'ils rencontraient: "Afin que les autres ne voient pas les saletés auquelles il s'est livré avec cette fille, le moine Gotama dit 'Bouddha' l'a fait tuer et jeter son cadavre sur un tas d'ordures par ses disciples!". Ils firent le tour de la ville pour crier ces propos infâmes, informant toute la population.
Effrayés de ces accusations, certain moines ne surent pas comment gérer la situation. Après les avoir exhortés au calme et leur avoir expliqué qu'il n'y avait aucune raison d'être inquiet lorsqu'on était innocent, Bouddha ajouta: "Aux personnes qui vous accusent sans fondement répondez << ceux qui mentent et ceux qui nient ce qu'ils ont fait sont égaux dans leurs mauvais actes et souffriront en conséquence en enfer!>> Les gens constatant que vous demeurez calmes, ils se fatigueront: d'ici sept jours les accusations s'évanouiront". En effet: étonnés de voir Bouddha et ses disciples si calmes, les gens se souvinrent qu'ils avaient toujours fait preuve d'une vertu exemplaire et qu'ils n'avaient jamais commis le moindre crime. Chacun cessa alors de les critiquer, persuadé que l'assassin de la fille Sundari était quelqu'un d'autre. Le roi fit brûler le corps de la fille; après il envoya ses ministres enquêter sur le meurtre.
Après avoir reçu leur salaire, les alcooliques se disputèrent violemment à propos du partage entre eux. Cette dispute éclata alors qu'un des ministres chargés de l'enquête passait tout près d'eux. C'est ainsi qu'ils furent aussitot arrêtés et conduits devant le roi. Contraints de tout avouer, les alcooliques accusèrent les titthis d'avoir commandité le meurtre.
Les titthis furent tous arrêtés et solidement attachés. On leur fit faire le tour de la ville, contraints de proclamer à haute voix les propos suivants: "Ce n'est pas Bouddha qui a fait tuer l'ascète Sundari, c'est nous qui l'avons fait tuer! Nous sommes seuls en tort! ".

<chapitre 6>

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