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" Tout ce qui peut être néfaste et maladroit il ne faut pas l'accomplir, ce qui est bienfaisant il faut le développer; il faut entretenir un esprit pur. Ainsi se résume l'enseignement de tous les bouddhas des trois temps: passé, présent, futur."
Entendant cela le roi et la reine parvinrent à la compréhension juste de ce qui est salutaire pour soi-même et pour autrui. Quand le repas fut achevé tous les membres de la famille royale vînrent marquer leur respect et leur vénération à Bouddha, à l'exception de Yasodhara, épouse de Bouddha. La princesse, très orgueilleuse, refusait de sortir de sa chambre. Les jeunes filles servant la princesse vînrent la trouver dans sa chambre, la sommant de bien vouloir venir auprès de son époux le bouddha. Elle leur répondit: "Si vraiment le bouddha a de la compassion pour moi, il viendra de lui-même. S'il vient dans ma chambre, alors je me prosternerai devant lui ". Les servantes rapportèrent ces paroles au bouddha, qui remit immédiatement son bol à son père, appela deux moines avec lui et rejoignit la princesse dans sa chambre où beaucoup de personnes étaient présentes. Quand le bouddha entra dans la chambre il lui dit:
"Aujourd'hui, si vous souhaitez me vénérer faites- le, exprimez-vous comme vous le souhaitez!". Ayant dit cela le bouddha s'assit sur le divan princier et la princesse Yasodhara se jeta à ses pieds, entourant de ses bras les chevilles du bouddha, le front sur ses pieds . Elle resta silencieuse et soudain d'abondantes larmes ruisselèrent de ses yeux; ses sanglots furent d'une grande violence. Ensuite elle se prosterna. A ce moment-là le roi entra dans la chambre et raconta à Bouddha :
"Noble fils. Depuis que vous êtes parti dans la forêt et jusqu'à ce jour, la princesse Yasodhara votre épouse a continué à faire exactement comme si vous étiez là! Elle entretenait les lieux et vos affaires comme si vous n'étiez jamais parti. Quand elle a su que vous ne vous vêtissiez d'une seule robe de couleur brunâtre, elle ne porta plus rien d'autre qu'une robe identique. Quand elle eut appris que vous ne preniez qu'un seul repas par jour, elle se limita également à un seul repas. Depuis qu'elle a su que vous aviez renoncé au lit et aux chaises, elle demeure toujours par terre même la nuit: elle dort sur le sol. Depuis qu'elle a su que vous n'utilisiez aucun bijou ni parfum, elle aussi a abandonné ces choses. Quand des gens de sa famille ou des amis proches viennent la voir pour l'aider en quoi que ce soit, elle refuse, déclinant l'aide de tous".


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-"Père, écoutez! Autrefois, il y a des milliers d'années de là, alors que nous étions incarnés tous deux, Yasodhara et moi-même, en un couple d'oiseaux, déjà j'étais le mâle, elle Yasodhara la femelle. Déjà en ce temps-là, elle faisait tout elle-même sans jamais nécessiter l'aide d'autrui!"
Ensuite Bouddha gagna le monastère que le roi lui avait construit aux abords du palais dans l'immense jardin royal.
Un matin le Bouddha partit à Kapilavasdu pour bénir le peuple de son ethnie, les Shakya. Les Shakya étaient des personnes particulièrement orgueilleuses, et fières du fait d'appartenir à la caste royale. Quand ils virent le bouddha, certains dirent : " Ah! voici notre fils Shidarta, il a l'âge d'être notre fils". Les plus agés ne daignèrent même pas se prosterner devant Bouddha. Ils restèrent bien en arrière, se contentant d'envoyer les plus jeunes devant. Pour neutraliser cet immense orgueil, Bouddha fit une démonstration de ses pouvoirs.
Il s'éleva dans le ciel, en lévitation à une bonne hauteur. Puis il se mit à marcher dans le vide comme s'il était sur la terre, au-dessus de la foule ébahie des Shakya. Ensuite du feu jaillit au-dessus de son corps, par le dessous de son pied droit et par son oeil droit; de l'eau jaillit par le dessous de son pied gauche et par son oeil gauche, et un mélange de feu et d'eau par la bouche et les narines. En même temps son corps rayonna d'une lumière à ce point forte que tout le ciel fut illuminé. Avant que tout ce feu et cette eau ne retombent transformés en poudre blanche inoffensive sur la foule paralysée d'étonnement. L'orgueil des Shakya s'évanouit comme un flocon de neige au soleil. Quand Bouddha redescendit du ciel, son père le roi Sudoddhana se prosterna devant Bouddha en appliquant le front sur les pieds de son fils. Considérablement impressionné par la démonstration de Bouddha, et voyant le roi lui-même se prosterner aux pieds de Bouddha, tout le monde en fit autant.


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Après avoir passé toute la saison d'été à Kapilavasdu, Bouddha souhaita partir dans la région de Nalanda. Après un mois de voyage il arriva à Nalanda. Cette région était divisée en deux clans: les Titthis (ascètes non bouddhistes qui soutiennent des vues erronées sur la permanence des agrégats) et les bouddhistes ( soutenant la vue de l'impermanence de tous les composés, aussi des agrégats!). Quelque temps plus tard, dans le parc Pavarika (Parc des manguiers) un riche banquier propriétaire d'une plantation de mangues près de la ville, après avoir entendu l'enseignement de Bouddha et être devenu son disciple, construisit pour le bouddha, sur sa terre d'exploitation de mangues, un monastère auquel le bouddha donna le nom de Pavarikambavana (qui veut dire le monastère des manguiers). Le bouddha demeura dans ce monastère quelques temps. Heureux de pouvoir narguer la communauté Bouddhiste, un groupe de titthis eut le projet d'organiser un spectacle de démonstration de pouvoir psychique. Pour mener à bien leur projet, les Titthis construisirent un grand abri et ne manquèrent pas d'en avertir la population du royaume.
[Les titthis, très sectaires, ne fréquentaient jamais les bouddhistes et avaient même interdit à leurs enfants de jouer ou parler avec les enfants bouddhistes. Les Titthis voyant la communauté bouddhiste prospérer grâce aux donateurs de plus en plus nombreux, et sachant pertinemment que le bouddha avait interdit l'usage des pouvoirs sans raison justifiée, ils voulurent ainsi ridiculiser les bouddhistes au regard de la population].
Quand le roi Pesenadi prit connaissance du spectacle il se rendit auprès de Bouddha afin de lui faire part de l'événement, avant de lui proposer :
"Noble bagawan [vainqueur] Bouddha, laissez-moi vous construire un grand abri, plus grand que celui des Titthis, afin que vous puissiez rabaisser l'orgueil de ces hérétiques."
- "Ne vous donnez surtout pas cette peine, mon ami! "
- "Votre sainteté, si je ne m'en charge pas qui va le faire à ma place?"
- "Le roi des dieux (deva sakka) le créera pour moi en un éclair!"
- "À quel endroit souhaiteriez-vous l'emplacement où montrer vos pouvoirs psychiques?"
- "Sous un manguier !"
- "Quel jour choisissez-vous pour votre démonstration?"
- "Le jour de la pleine lune du mois de juillet."
- "À quel endroit devront s'installer tous ceux qui souhaitent assister à votre démonstration: vous ne m'avez pas dit où sera construit par le roi des dieux le grand abri?"
- "Ne vous souciez surtout pas de cela: on me verra de n'importe où sur la terre."
Aussitôt sorti de cet entretien le roi Pesenadi s'empressa de dépêcher des messagers dans toutes les directions du royaume afin de prévenir la population de l'extraordinaire événement.
Les messagers criaient : "Avis à la population! Le jour de la pleine lune du mois de juillet! Grand spectacle gratuit du noble et parfait Bouddha et des Titthis! Démonstration publique des pouvoirs surnaturels! Qui sera le plus convainquant? Avis à la population!"



<chapitre 9>
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