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la sexualitee chez les bouddhiste :
a partir ou les conditions ne sont pas innaproprier tout et permis .

Une interview du Dalaï Lama dans Le Point , parue il y a 7 ans, sème le trouble et sous-entend le caractère réactionnaire du leader tibétain. En particulier ses opinions sur la sexualité :

Le Point : Est-ce que l'avortement est aussi violence ?

Le dalaï-lama : Tout à fait, et il vaut mieux l'éviter. Par contre, je suis pour les méthodes de contrôle des naissances : la pilule ou le préservatif [il couvre son index d'un pan de sa robe rouge et éclate de rire] !

Le Point : Que pensez-vous de l'homosexualité ?

Le dalaï-lama : Cela fait partie de ce que nous, les bouddhistes, appelons « une mauvaise conduite sexuelle ». Les organes sexuels ont été créés pour la reproduction entre l'élément masculin et l'élément féminin et tout ce qui en dévie n'est pas acceptable d'un point de vue bouddhiste [il énumère des doigts] : entre un homme et un homme, une femme et une autre femme, dans la bouche, l'anus, ou même en utilisant la main [il mime le geste de la masturbation].

Effectivement, ces raccourcis font comprendre la réaction de Christophe Girard qui déclare :
"Le dalaï-lama est à mes yeux, comme Benoît XVI, particulièrement réactionnaire. Ce sont des hommes avec des r�gles et des principes, des dogmes, voire des doctrines. D'où leur rigidité envers des sujets tels que la contraception et l'homoparentalité"...

Le bouddhisme est une ascèse particulière qui repose sur des principes bien éloignés de notre pensée occidentale. Cette religion aux multiples formes doit-elle être combattue, et les critiques qu'on peut faire à Tenzin Gyatso, l'homme, s'appliquent-elles aussi à sa doctrine ?

Le bouddhisme theravâda (sud-est asiatique) qui nuance cette conception tibétaine, l'explique plus profondément :
"Le bouddhisme n'a pas à proscrire l'homosexualité, parce que pour le bouddhisme c'est la question de la sensualité dans sa globalité qui est posée. C'est-à-dire, que c'est le sentiment sensuel, l'attirance, l'excitation, l'envie, le désir, la réalisation et l'obtention du plaisir sensuel, sont perçus comme un lien, un attachement, une dépendance. Le bouddhisme cherche d'abord à comprendre le fonctionnement de cette activité sensuelle (et peu importe qu'elle soit homo ou hétéro sexuelle, la pulsion est bien la même dans les deux cas), comment la sensation sensuelle naît, comment elle disparaît, comment le processus se développe. Ensuite, ayant compris ce processus, le bouddhisme va chercher à comprendre comment cette sensation sensuelle s'installe dans le schéma global du sujet, et ensuite comment cette sensation s'étant installée est un lien, un attachement et donc quelque part une souffrance (la ou les phases de non-plaisir, l'absence de plaisir, l'échec du plaisir, l'absence de l'autre, l'attente de l'autre, …). Enfin, le bouddhisme va chercher à trouver la meilleure formule qui permette au sujet qui le souhaite, d'échapper à l'attachement du plaisir sensuel non pas en l'interdisant, non pas en le niant, non pas en le dénigrant, mais en montrant son fonctionnement et sa place dans le sujet. Cette démonstration étant faite, le sujet devient plus à même d'exercer un meilleur contrôle sur ses désirs sensuels. Ce contrôle, on peut plus ou moins dire que pour une personne engagée fermement dans la voie bouddhique, c'est que tout ce que l'homme pense trouver dans la réalisation du désir sensuel, en fait, il ne le trouve pas, il ne dure pas, il s'estompe, et que le plaisir sensuel est, comme le reste, une illusion dans laquelle l'homme place beaucoup d'espoirs, qui ne sont jamais, jamais récompensés." (source)

Le bouddhisme n'est pas une religion sensuelle, et la chasteté en est un des principes, avec pour volonté de privilégier l'esprit sur les sens.
La question pourrait se poser quant aux dangers potentiels que cette religion pourrait avoir pour notre société, et on pourrait se demander si avoir de la sympathie pour la cause tibétaine, en tant que nation singulière, signifie la conversion au bouddhisme et à ses préceptes. Un démocrate doit-il absolument combattre un régime d'essence théocratique ? Les tibétains doivent-ils abjurer leur croyance ?

Peut-être ces questions tourmentent-elles Christophe Girard. Qu'il se rassure. La bienveillance que beaucoup apportent au Dalaï Lama n'est pas un acte de foi. Ce n'est que l'expression humaniste du droit des peuples à exister dans la paix.

De la fornication perverse à l'abstinence stricte, on peut concevoir une voie du milieu, et si certains aspects du bouddhisme sont attrayants, pour ma part je préfère tracer ma propre route. Le chef temporel des tibétains et sa doctrine peuvent être jugés réactionnaires, cela n'empêche pas le droit à la culture tibétaine de s'exprimer librement, ni à notre jugement de respecter son originalité.

Publié par Rimbus à l'adresse 19:41

Libellés : Bouddha


4 commentaires:
lespacearcenciel a dit…
Vaste sujet en perspective... Je ne pense pas que l'on puisse comparer le Dalaï-Lama à Benoit XVI. Quant à la pratique de l'homosexualité dans le Bouddhisme...
Il me semble que le bouddhisme en Tant que pratique spirituelle, et dans la limite à ce que j'ai pu me rendre compte en cotoyant d'autres pratiquants, ne critique ni ne remets en cause certaines partiques sexuelles. Il y a beaucoup de Tolérance...
N'oubliez pas aussi qu'en tant que Judéos Chrétiens dans notre majorité en Occident, certaines paroles peuvent Choquer certains de nos concitoyens... Le Dalai-Lama s'exprime donc en conscience de cause et de manière modérée... Enfin c'est mon point de vue...

Free Tibet ;-)

22 avril 2008 03

se rinçer les yeux est ce inaproprier ??? ;-)
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