<retour-boudhatour>


À la suite de cet enseignement public, la nouvelle que Shidarta Gautama avait atteint la pleine réalisation de l'état de bouddha se répandit dans tout le pays et au delà, jusqu'à arriver aux oreilles du père de Shidarta à Kapilavasdu. Le roi Sudoddhana, père du bouddha, fit appeler un de ses ministres auprès de lui pour lui confier une mission.
- Prenez mille soldats avec vous et allez retrouver mon fils Bouddha; invitez-le ici à Kapilavasdu. Vous lui adresserez ce message : " Cher fils Shidarta, à présent ton père est vieux et avant de quitter ce monde je voudrais rendre un hommage à mon fils Bouddha. Puisse mon cher et noble fils bien vouloir se rendre au palais de Kapilavasdu". Obéissant au roi le ministre rassembla mille hommes avec lui et se dépêcha de gagner l'endroit où vivait le fils du roi. Quand il arriva à la ville il se rendit directement au monastère de Bouddha. Le bienheureux était en train de délivrer un enseignement à l'issue duquel toutes les personnes présentes devinrent des Araths libérés; par conséquent le ministre et les mille hommes qui reçurent également cet enseignement devinrent tous des Araths et aussitôt intégrèrent la communauté monastique. Outre le fait qu'ils ne rentrèrent pas à Kapilavasdu, le ministre avec ses hommes oublia totalement l'objet du voyage et le message du roi.


Comme le roi Sudoddhana ne voyait personne revenir, au bout de 6 mois il dépêcha un autre ministre accompagné de mille hommes pour aller transmettre le message à son fils Shidarta. Quand ils furent arrivés, ils écoutèrent le bouddha leur délivrer un enseignement au terme duquel eux aussi devinrent des araths, oubliant complètement l'objet de leur mission. N'ayant toujours pas de nouvelle de son fils Bouddha, le roi Sudoddhana envoya une fois de plus un ministre et mille hommes qui connurent le même sort que les précédents ministres et hommes dépêchés. Refusant de désespérer, le père du bouddha continua d'envoyer des hommes qui finirent tous arath et donc moines auprès du seigneur Bouddha, oubliant le message royal. Lorsqu''il eut envoyé neuf mille hommes et neuf de ses ministres sans jamais en avoir de nouvelle et encore moins de son fils Bouddha, le roi Sudoddhana réfléchit:
"Tous mes hommes, ministre et soldats : je ne peut donc compter sur personne? sur quel homme je vais pouvoir compter pour être sûr de l'aboutissement de cette mission pourtant simple?"
Le roi pensa a Kaludahi, nè en même temps que le bouddha et qui fut toujours un homme de confiance. Il le convoqua et lui dit:
- "Si je vous confie la mission d'inviter mon fils Bouddha, êtes-vous en mesure de lui transmettre mon message d'invitation ici, à Kapilavasdu?"
- "Je vous avoue que je serai tenté de devenir moine si je vais là-bas!"
- "Faites ce que vous voulez. Si c'est devenir moine, ce n'est pas mon problème: soyez moine! Tous ce que je vous demande c'est de m'amener mon fils ici! Cela vous semble-t-il impossible?"
- "Oui , Majesté: je vous promets de vous le ramener"
Kaludahi partit donc accompagné de mille hommes. Quand tous arrivèrent auprès du bouddha un seul enseignement leur suffit pour devenir arath et pendant 7 jours personne ne dit rien à propos du message du père de Bouddha. Le huitième jour Kaludahi adressa finalement à Bouddha le message qu'il avait promis au roi de transmettre : "Noble Bouddha, votre père le roi Sudoddhana m'a chargé de vous transmettre un message: il souhaite vous inviter à Kapilavasdu car maintenant c'est l'été et on peut facilement voyager; c'est le meilleur moment pour voyager et aller à Kapilavasdu."
Le lendemain de la pleine lune d'avril Bouddha se mit en route pour Kapilavasdu, accompagné de vingt mille moines dont la moitié étaient originaires de Kapilavasdu


Le voyage dura deux mois, Bouddha renonçant à utiliser ses pouvoirs pour se rendre à Kapilavasdu par les airs, car le fait de voyager à pied lui permettait d'enseigner de nombreux êtres . Toutefois le vénérable Kaludahi, devenu arath à la suite des enseignements reçus, fila avertir le roi de l'arrivée de son fils. Grâce à ses pouvoirs, lui gagna Kapilavasdu par la voie des airs, volant dans le ciel comme un oiseau. Quand le roi l'aperçut arrivant du ciel, sans même lui laisser le temps de poser les pieds à terre il l'interrogea :
- "Est-ce que mon fils est capable de voler comme vous le faites? "
- "Vous ne pouvez pas me comparer au noble Bouddha! Ce serait comme si vous compariez une fourmi à un éléphant, ou la lumière d'une bougie à celle du soleil. Il rayonne de perfection dans les trente- deux sphères que compte l'univers. Il est le plus noble!"
Les paroles de Kaludahi remplirent de joie le roi Sudoddhana. Le roi lui offrit le repas et le sollicita de bien vouloir accepter d'aller chaque jour, à l'aide de ses pouvoirs, offrir le repas à son noble fils Bouddha, jusqu'à ce qu'il parvînt à Kapilavasdu. Ainsi fit Kaludahi, informant chaque jour le roi de la position de son fils Bouddha. Pendant ce temps, baignant dans un immense entousiasme, tout le monde préparait la venue du bienheureux. Dans l'immense jardin du palais du roi, pour le bouddha et ses principaux disciples le roi fit batir un monastère.
La veille de l'arrivée de Bouddha à Kapilavasdu le roi avait réuni sa famille au complet et lui avait tenu le discours suivant : "Mon fils avait deux possibilités comme les astrologues l'avaient prédit; il pouvait devenir roi du monde, ou le bouddha délivrant les êtres de l'oppression de la naissance et de la mort. Et c'est ce dernier choix pour lequel il opta. Il va arriver accompagné de nombreux moines. A l'exception de mon autre fils Nanda et de mon petit fils Rahula, je vous encourage tous vivement à embrasser la vie monastique et à suivre Bouddha!". Juste avant d'arriver à Kapilavasdu Bouddha réfléchit à l'attitude qu'il devait prendre à son entrée dans Kapilavasdu . A l'aide de ses pouvoirs psychiques il observa les bouddhas qui l'on précédé; tout de suite il vit qu'aucun d'eux ne s'était rendu dans la moindre maison sans y avoir préalablement été invité. Ainsi il entra le lendemain dans Kapilavasdu accompagné de tous ses moines pour y effectuer la collecte de nourriture du seul repas de la journée, le bol dans les mains. Alors que le bienheureux et les autres moines s'arrêtaient devant les maisons pour y recevoir leur nourriture quotidienne, les gens furent autant ravis que surpris.


Tout le monde descendait dans la rue pour voir le bouddha et les moines. Certains se prosternaient, d'autres sollicitaient une bénédiction. On ne parlait que du bouddha et des moines. Le vacarme ne manqua pas d'alerter la princesse Yasodhara, épouse du bouddha, qui courut à la fenêtre pour voir ce qui se passait à l'extérieur. Quand elle aperçut le bouddha rayonnant de lumière et suivi des moines elle se demanda: "Est-il convenable de faire comme il font, d'aller demander de la nourriture comme des mendiants?". Elle s'empressa d'aller avertir le roi . " Sire! Majesté! Shidarta votre fils est en train de réclamer de la nourriture avec un bol, de maison en maison comme un mendiant! Sans venir chez nous, en nous ignorant totalement. Celà est-il convenable?". Comme ils n'avaient jamais vu ça ils ne comprenaient pas le comportement de Bouddha. Sans mot dire le roi blême courut immédiatement, seul et aussi vite qu'il le put, jusqu'à son fils Bouddha en criant:
- "Vénérable fils! Pourquoi faites-vous celà? Pourquoi attirer la honte sur nous? Pourquoi n'êtes-vous pas venu chez nous? Quel avantage avez-vous à réclamer de la nourriture aux gens du peuple? Vous seriez-vous imaginé que je n'ai pas les moyens d'offrir le repas à vingt mille moines? De tous les ancêtres de notre royale lignée familliale depuis le début, du premier roi Mahasamata jusqu'à notre récent ancêtre Sihahanu, jamais un seul n'a demandé de la nourriture à autrui !"
- "Tous les bouddhas du passé ont toujours eu l'habitude de faire ainsi pour obtenir leur nourriture. Ils s'arrêtent immobiles devant les maisons et acceptent la nourriture de ceux qui veulent bien leur en donner, il ne mendient pas. Lorsque un bouddha ou un moine est invité dans une maison il s'y rend, et lorsqu'il n'y est pas invité il ne s'y rend pas! Comme je n'ai pas été invité aujourd'hui, je collecte ma nourriture à l'aide de mon bol."
Entendant celà le roi prit le bol de son fils et l'invita, lui et la communauté des moines, au palais pour le repas. Alors que tous s'installaient le roi invita Bouddha à prendre place sur le trône royal. Le bienheureux donna un enseignement qui commença ainsi:

" Tout ce qui peut être néfaste et maladroit il ne faut pas l'accomplir, ce qui est bienfaisant il faut le développer; il faut entretenir un esprit pur. Ainsi se résume l'enseignement de tous les bouddhas des trois temps: passé, présent, futur."
Entendant cela le roi et la reine parvinrent à la compréhension juste de ce qui est salutaire pour soi-même et pour autrui. Quand le repas fut achevé tous les membres de la famille royale vînrent marquer leur respect et leur vénération à Bouddha, à l'exception de Yasodhara, épouse de Bouddha. La princesse, très orgueilleuse, refusait de sortir de sa chambre. Les jeunes filles servant la princesse vînrent la trouver dans sa chambre, la sommant de bien vouloir venir auprès de son époux le bouddha. Elle leur répondit: "Si vraiment le bouddha a de la compassion pour moi, il viendra de lui-même. S'il vient dans ma chambre, alors je me prosternerai devant lui ". Les servantes rapportèrent ces paroles au bouddha, qui remit immédiatement son bol à son père, appela deux moines avec lui et rejoignit la princesse dans sa chambre où beaucoup de personnes étaient présentes. Quand le bouddha entra dans la chambre il lui dit:
"Aujourd'hui, si vous souhaitez me vénérer faites- le, exprimez-vous comme vous le souhaitez!". Ayant dit cela le bouddha s'assit sur le divan princier et la princesse Yasodhara se jeta à ses pieds, entourant de ses bras les chevilles du bouddha, le front sur ses pieds . Elle resta silencieuse et soudain d'abondantes larmes ruisselèrent de ses yeux; ses sanglots furent d'une grande violence. Ensuite elle se prosterna. A ce moment-là le roi entra dans la chambre et raconta à Bouddha :
"Noble fils. Depuis que vous êtes parti dans la forêt et jusqu'à ce jour, la princesse Yasodhara votre épouse a continué à faire exactement comme si vous étiez là! Elle entretenait les lieux et vos affaires comme si vous n'étiez jamais parti. Quand elle a su que vous ne vous vêtissiez d'une seule robe de couleur brunâtre, elle ne porta plus rien d'autre qu'une robe identique. Quand elle eut appris que vous ne preniez qu'un seul repas par jour, elle se limita également à un seul repas. Depuis qu'elle a su que vous aviez renoncé au lit et aux chaises, elle demeure toujours par terre même la nuit: elle dort sur le sol. Depuis qu'elle a su que vous n'utilisiez aucun bijou ni parfum, elle aussi a abandonné ces choses. Quand des gens de sa famille ou des amis proches viennent la voir pour l'aider en quoi que ce soit, elle refuse, déclinant l'aide de tous".

-"Père, écoutez! Autrefois, il y a des milliers d'années de là, alors que nous étions incarnés tous deux, Yasodhara et moi-même, en un couple d'oiseaux, déjà j'étais le mâle, elle Yasodhara la femelle. Déjà en ce temps-là, elle faisait tout elle-même sans jamais nécessiter l'aide d'autrui!"
Ensuite Bouddha gagna le monastère que le roi lui avait construit aux abords du palais dans l'immense jardin royal.
Un matin le Bouddha partit à Kapilavasdu pour bénir le peuple de son ethnie, les Shakya. Les Shakya étaient des personnes particulièrement orgueilleuses, et fières du fait d'appartenir à la caste royale. Quand ils virent le bouddha, certains dirent : " Ah! voici notre fils Shidarta, il a l'âge d'être notre fils". Les plus agés ne daignèrent même pas se prosterner devant Bouddha. Ils restèrent bien en arrière, se contentant d'envoyer les plus jeunes devant. Pour neutraliser cet immense orgueil, Bouddha fit une démonstration de ses pouvoirs.
Il s'éleva dans le ciel, en lévitation à une bonne hauteur. Puis il se mit à marcher dans le vide comme s'il était sur la terre, au-dessus de la foule ébahie des Shakya. Ensuite du feu jaillit au-dessus de son corps, par le dessous de son pied droit et par son oeil droit; de l'eau jaillit par le dessous de son pied gauche et par son oeil gauche, et un mélange de feu et d'eau par la bouche et les narines. En même temps son corps rayonna d'une lumière à ce point forte que tout le ciel fut illuminé. Avant que tout ce feu et cette eau ne retombent transformés en poudre blanche inoffensive sur la foule paralysée d'étonnement. L'orgueil des Shakya s'évanouit comme un flocon de neige au soleil. Quand Bouddha redescendit du ciel, son père le roi Sudoddhana se prosterna devant Bouddha en appliquant le front sur les pieds de son fils. Considérablement impressionné par la démonstration de Bouddha, et voyant le roi lui-même se prosterner aux pieds de Bouddha, tout le monde en fit autant.

<chapitre 5>

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